Par

Matières grasses : la fin des idées reçues

Laissez-vous glisser dans le monde des matières grasses pour mieux comprendre comment les utiliser...

Comme on a vu dans l’article: top 5 des plantes aphrodisiaques, certains neurotransmetteurs influencent nos envies, sentiments, appétit mais également notre sommeil !
Ces phénomènes sont accentués par notre alimentation car, à titre d’exemple, si on consomme beaucoup de glucides on a alors le sentiment d’être moins éveillé. C’est pourquoi, le simple fait de manger une assiette de pâtes réduit l’attention et la vigilance.

Mais alors quand on mange des matières grasses qu’est-ce qui nous arrive ?

Car il est certain qu’elles sont présentes dans la plupart de nos préparations : en passant par les pâtes au beurre, sautés de veau, champignons à la crème, tartines beurrées… Ces aides culinaires rendent nos plats évidemment plus savoureux, cependant face à leur omniprésence dans tous nos plats on peut se demander comment les utiliser à bon escient.

Matière grasses: la fin des idées reçues

Le beurre

Matières grasses : la fin des idées reçues

* Teneurs pour 100 g

Energie

750 kcal

– Teneur en lipides

– Qualité des lipides

82 g, dont

% AGS

% AGMI

% AGPI

Cholestérol

60

20

3

225 mg

Bon ici on remarque vite que le beurre est riche en acides gras saturés (AGS), vous savez ces petites molécules favorisant la formation de plaques d’athéromes.

Que faire alors ? Les exclure définitivement de notre alimentation ?

Bonjour la galère, je vous laisse l’annoncer Bretons… Heureusement, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) défend ce petit bout de gras en nuançant l’image noire qu’on attribue aux AGS. Car même si certains comme l’acide laurique, mystirique et palmitique sont athérogènes, il ne faut pas généraliser cet effet à tous les AGS. De plus, la consommation de lipides est essentielle pour l’homme puisqu’ils ont à la fois un rôle de :

– stockage d’énergie

– structural (participe à la construction des membranes de nos cellules)

– régulation de fonctions physiologiques (telles que la défense immunitaire ou la cicatrisation)

– source de vitamines (telle que la vitamine A bénéfique pour notre peau et la vision, ou encore de vitamine D (synthétisée à partir de cholestérol) qui nous permet d’assimiler le calcium)

Outre toutes ces facultés, ils apportent une texture savoureuse à nos plats et sont à l’origine de recettes succulentes comme le fameux Kouign amann (PS: si l’envie vous prend de réaliser ce gâteau, préparez-y vous psychologiquement, sa quantité de beurre peut heurter les âmes sensibles…).

Dernière chose à savoir : « Chaleur et beurre » ne font pas bon ménages, ses bienfaits se dissipent sous l’effet de la cuisson. Évitez donc les fritures au beurre hein…

La margarine…On en parle ?

D’accord mais ça va être un peu expéditif… Je m’excuse d’avance auprès de ses adeptes car, bien que l’idée de départ était intéressante : rendre une matière grasse plus résistante (à la chaleur, oxydation…) n’est pas sans conséquence.

Puisque, pour cela il faut agir sur sa composition chimique en l’hydrogénant, on obtient alors des matières grasses bourrées d’acides gras « trans » qui favorisent les risques de maladies cardio-vasculaires. Ce procédé tend cependant à disparaître dans les industries agroalimentaires mais laisse place à l’ajout d’huile de palme… Le véritable atout des margarines restent donc à méditer d’autant plus que ses apports énergétiques sont similaires à ceux du beurre, ce qui fait tomber à l’eau l’argument de « produit léger ».

Les huiles

Matières grasses: la fin des idées reçues

AG indispensables : puisque notre corps n’en fabrique pas ou pas assez pour répondre à nos besoins physiologiques.

Oméga 9, ou « acide oléique », il a un rôle hypocholestérolimiant (diminuant le taux de mauvais cholestérol dans le sang).

Oméga 3, constitué principalement d’acide a-linolénique, DHA et EPA ils ont un rôle important dans les structures cérébrales, le système nerveux, et la visions.

Oméga 6, ou « acide linoléique », il a également un rôle hypocholestérolimiant et permet de prévenir conte les maladies cardiovasculaires.

Quelle huile végétale est faite pour vous ?

Huiles riches en AGS

Huiles riches en AGMI

Huiles riches en AGPI

Oméga 9

Oméga 3

Oméga 6

 

Huile de palme

 

Huile d’olive

 

Huile d lin

 

Huile de pépin de raisin

 Huile de noix de coco

 

Huile d’amande

 

Huile de colza

 

Huile de tournesol

 

 

Huile de colza

 

 

Huile d’arachide

 

 

Huile de tournesol oléique

 

Huile de noix

 

Suivant la température…

Assaisonnement

(à froid)

Pâtisserie et sautés

(cuissons légères)

Fritures

(cuisson profondes)

Huile de noix

Huile de tournesol

Huile d’olive raffinée

Huile de colza

 

Huile de colza

Huile de tournesol oléique

Huile de tournesol

Huile d’olive vierge

Huile d’arachide

Huile de lin

Huile de noix de coco

huile de palme

L’important est surtout de varier ses huiles pour bénéficier de leurs bienfaits tout en les accommodant selon le type de cuisson ou assaisonnement souhaité.

Joanna, blogueuse @Run2meet.

Soyez le premier à commenter !

Laisser un commentaire

wpDiscuz